Salle des nouveautés archéologiques
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17 février - 10 mai 2026

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Ce que la ville cache : des images de la cour médiévale de Tolède.

Tolède recèle un patrimoine exceptionnel sous ses rues. Grâce à l'archéologie urbaine, des espaces et des objets sont mis au jour, permettant de reconstituer d'innombrables récits de son passé. « Ce que la ville cache : Images de la cour médiévale de Tolède » présente la découverte faite en 2018 lors de la rénovation d'un bâtiment de la rue Bajada del Pozo Amargo, dans le quartier de Canónigos, à proximité de la cathédrale. Au cours de fouilles archéologiques, un ensemble de 35 panneaux polychromes ornés de scènes figuratives de l'époque médiévale a été exhumé. Ces panneaux avaient été réutilisés comme fondations d'une maison déjà réputée pour la qualité de ses éléments ornementaux.

Sa redécouverte et sa restauration ont révélé un univers iconographique riche et complexe : dames, chevaliers, rois, armes, blasons, livres, épigraphie, philosophie et sciences. Datant des XIIIe et XIVe siècles, il illustre l’iconographie des cercles courtois et intellectuels de Tolède sous les règnes d’Alphonse X le Sage, de Sanche IV et de Ferdinand IV, et présente une nette continuité esthétique avec les illustrations des codex alphonsins.
Cette exposition met en lumière une sélection rigoureuse de pièces uniques, faisant désormais partie des collections du musée Santa Cruz de Tolède, qui constituent un excellent exemple de bonnes pratiques en matière de récupération du patrimoine archéologique.

Sagesse

Une série d'images présente un programme iconographique fascinant, riche en thèmes culturels. On y voit notamment les philosophes grecs Platon et Aristote allaités par une figure féminine symbolisant Sophia, déesse de la sagesse. Autour d'eux se trouvent des ouvrages de physique et d'autres disciplines. Des livres sont également présents dans ce qui semble être une bibliothèque, avec des armoires abritant des codex, certains ouverts sur des pages blanches, à l'instar de celui tenu par un lecteur, créant ainsi une scène hautement symbolique.

L'astronomie et l'arithmétique sont évoquées dans deux panneaux de composition identique, placés au-dessus de plusieurs arcades séparées par des rosaces ajourées dont les interstices révèlent les syllabes formant les noms de ces disciplines. Un ciel étoilé et un possible astrolabe ou une sphère d'azalées illustrent cette évocation de l'étude des astres.

L'épigraphie et l'héraldique permettent d'identifier plusieurs figures liées aux règnes d'Alphonse X et de Sanche IV. Parmi elles figurent Jofré de Loaysa, historien, diplomate, archidiacre de Tolède et notaire royal. On y trouve également Gonzalo Pétrez, dit Gonzalo García Gudiel, premier cardinal mozarabe et archevêque de Tolède de 1280 à 1298. Possesseur d'une des plus importantes collections de codex médiévaux de son temps, son effigie est associée aux armoiries suivantes : des barres de gueules et d'argent chargées d'hermine.

Le tribunal

Les scènes de cour occupent une place importante dans le programme iconographique. Plusieurs panneaux représentent un personnage royal, barbu, coiffé d'une couronne et vêtu d'un manteau pourpre, tenant un gant dans sa main gauche, tandis que son autre main, déjà gantée, semble faire un geste de salutation. À l'arrière-plan, des personnages en habit et tonsurés interagissent avec d'autres en robes et coiffes colorées, sur fond de paysage extérieur avec murs, meurtrières et porte.
Un autre panneau représente deux personnages couronnés, l'un barbu et l'autre, plus jeune, tenant le médaillon suspendu à son cou. Ils sont entourés de dames coiffées de bas chapeaux et portant des mentonnières, parfois des résilles, le tout encadré par une arche. Dans une autre scène inachevée, on distingue une figure royale vêtue d'un manteau pourpre bordé d'hermine. Les courtisans se distinguent par le même code vestimentaire que le reste du groupe : gants et longues tuniques de couleurs variées.

Enfin, ce groupe comprend une seule image fragmentée représentant quatre personnages assis. Le personnage central occupe un siège distinct – peut-être un trône ou un pupitre – et, de tous, seuls leurs manteaux et leurs chaussures sont principalement visibles.

La guerre

Les pratiques liées à la guerre, à la cavalerie et à la chasse sont également représentées dans cette collection d'images médiévales. La scène la plus complète montre plusieurs personnages masculins entourés de chevaux et vêtus pour le combat : les guerriers portent des bannières et leurs montures sont recouvertes de tapis de selle.
Une autre pièce présente des casques, des haches et des masses d'armes, ainsi que plusieurs drapeaux ou fanions triangulaires ornés de divers symboles, tels que des étoiles à six branches et des fleurs de lys. La présence de plusieurs écussons héraldiques est particulièrement significative, notamment le lion rampant, emblème du royaume de León, et l'aigle déployé, emblème du duché de Souabe, patrie de la reine Béatrice, mère d'Alphonse X.

Casques, gantelets de mailles, culottes et boucliers avec leurs protège-bras sont parfaitement visibles. Des chevaliers, épées à la main et chevaux, se mêlent avec réalisme au sang et aux blessures. Ces scènes semblent toutes relater des événements réels.

Enfin, la chasse apparaît dans deux autres vignettes : la scène représente plusieurs cavaliers qui tombent sur un cerf mâle robuste qui se distingue par sa fourrure et ses bois ramifiés.

Emplacement:

Informations pratiques :

Musée archéologique national, rue Serrano, 13, 28001 Madrid

Horaires d'ouverture : du mardi au samedi - de 9h30 à 20h00 // Dimanches et jours fériés - de 9h30 à 15h00 // Fermé le lundi.
Salle de presse archéologique, rez-de-chaussée.

Entrée libre.